Au quotidien n°213 : un autre meilleur des mondes…

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n°213 : un autre meilleur des mondes…

Le 7 juin prochain, l’Assemblée nationale devra se déterminer sur la loi de bioéthique qui prévoit d’ouvrir la PMA à toutes les femmes. Une revendication des lobbies LGBT qui est (presque) l’arbre qui cache la forêt d’une révolution sociétale en cours comme ne le dit pas L’Opinion (21 mai 2021) tout en la décrivant.

Aux non-familiers de la cause LGBT, la semaine écoulée peut donner le vertige. La Fédération française de rugby vient d’autoriser les femmes transgenres à jouer dans les clubs féminins à partir de la saison prochaine : la nouvelle agite l’ovalie, d’autant que cette ouverture n’était pas conseillée par la fédération internationale World Rugby. « Une femme transsexuelle qui, lorsqu’elle était un homme, avait le physique de Johan Lomu, représenterait un réel danger pour les autres joueuses », a réagi un internaute sur le site de L’Equipe. Quelques jours plus tôt, la Nouvelle-Zélande annonçait que la première haltérophile transgenre pourrait participer aux Jeux Olympiques de Tokyo.

Dans un tout autre registre, lundi, à l’occasion du 17 mai, « journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie », BNP Paribas a lancé sa carte bancaire LGBT friendly aux couleurs arc-en-ciel et le ministère de l’Enseignement supérieur a diffusé son Guide Lutter contre la haine et les discriminations anti-LGBT. Parmi « les mesures phares » du plan LGBT, écrit le ministère, « l’utilisation du prénom d’usage sur les documents pour les personnes transgenres ».

Sexe anatomique. Les demandes des LGBT+ se manifestent dans tous les domaines. Phénomène nouveau, ce sont désormais celles émanant des transgenres (que ne se reconnaissent pas « dans le genre assigné à la naissance », tels qu’ils se définissent) ou des non-binaires (qui ne se reconnaissent pas « dans les systèmes binaires femme-homme, féminin-masculin, hétéro-homo »), qui occupent le devant de la scène. Les personnes transgenres ont la conviction que leur genre ne correspond pas à leur sexe anatomique. Cette « identité de genre », qui ne se confond pas avec l’orientation sexuelle, est partout revendiquée. (…)

Chez BNP Paribas, outre la carte Pride avec « visuel engagé » qui s’obtient moyennant une cotisation annuelle de 12 euros reversée à SOS Homophobie, les clients se voient proposer depuis janvier, « sur simple demande », de supprimer la civilité et de changer le prénom figurant sur leur carte bancaire.

Les exemples abondent. Le 17 mai, plusieurs ministres étaient sur le pont pour soutenir la première conférence internationale pour les droits et l’inclusion des jeunes LGBT+ « sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron » qui se tenait à l’Hôtel de Ville de Paris. A bien les écouter, tous n’abordent pas le sujet de la même façon. Très consensuelle, Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l’Egalité femmes-hommes, à la Diversité et à l’Egalité des chances estime que « toute la société doit se saisir de cette question » et doit « lutter contre cette invisibilisation ». D’un lycée de Dijon, où lui-même « échange avec les élèves du club LGBTQI+ » selon son agenda, Jean-Michel Blanquer insiste, lui, sur « le respect d’autrui », privilégie « les droits universels de l’être humain » à « la logique d’identités multiples » et soulève le risque de « fragmenter la société ». Quant à Anne Hidalgo, elle annonce au micro que « Paris sera bientôt déclarée ville LGBT friendly ». (…)

Une question reste cependant sans réponse : combien de personnes transgenres compte la population française ? « Aucun chiffre précis », répondent les associations militantes. Si l’on insiste, on obtient un ordre de grandeur : la population trans est estimée à 15 000 personnes, la part des LGBT+ dans la population globale avoisinant les 5 % à 8 %. (…)

« Gays embourgeoisés ». A la tête de la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) de 2014 à 2017, Gilles Clavreul a vu émerger le phénomène : « En quelques années, le mouvement LGBT s’est rajeuni et féminisé. Quitte à rejeter les “gays embourgeoisés du Marais”, devenus, aux yeux des plus jeunes, des notables. On a alors assisté à l’explosion d’une certaine radicalité ». Au point parfois d’inquiéter les militants plus anciens qui s’agacent de ces revendications marginales. « Le mariage pour tous et, bientôt, la PMA autorisés, il n’y aura plus de grandes réformes législatives à revendiquer. Beaucoup de militants historiques ont quitté les associations », constate Yohann Roszewitch, sévère sur « ces dérives qui n’ont plus grand-chose à voir avec le combat universaliste pour l’égalité des droits et le combat LGBT d’origine ».

Parmi ces excès, la prochaine Marche des fiertés à Lyon qui, le 12 juin, prévoit quatre cortèges de tête en non-mixité : « lesbiennes », « handicapés », « trans’, non-binaires et intersexes » et « racisés ». La monétisation du phénomène n’a pas échappé à certains. Tout juste lancé, le magazine Tchikita promet « de combattre les stéréotypes de genre dès l’enfance ». Sa cible ? Les 4-7 ans.

 

 

 

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