Jean Breton n'en pense pas moins | Confinement, ENA, militaire...
les vraies définitions !

Rédigé par Jean Breton le dans Humeur

Jean Breton n'en pense pas moins | Confinement, ENA, militaire... <br>les vraies définitions !

Pierre Larousse aurait-il eu des sueurs froides en découvrant ces définitions de Jean Breton ? Difficile de le savoir. 
En tous cas, ce petit bout de ce qui pourrait être une sorte de Dictionnaire des temps troublés nous pousse à gratter un peu la surface de ces mots que nous entendons des dizaines de fois par jour... pour, au moins, ne pas être dupes !

 

Confinement : 1. Acte politique à prétention sanitaire, dont le sérieux décroit au fur et à mesure de son utilisation. Normalement, pour le sixième, la France devrait arriver à une situation inédite où toutes les libertés seront maintenues alors que la Liberté sera bel et bien enterrée.

2. Catalyseur de paresse permettant à ceux qui n’aiment pas travailler d’être mieux payé à ne rien faire (voir télétravail), et à ceux qui œuvrent pour la Cité d’être éreintés moyennant une prime.

 

Écriture : Arme de propagande fasciste patriarcale, prédisposant les consciences à la gouvernance des élites prétentieuses (qui savent lire les chiffres romains), des machistes (qui réservent le féminin à la féminité) et des réactionnaires passéistes (qui osent regarder l’étymologie). Doit donc être remplacée par une écriture inclusive, qui conduira le monde sur la route de l’avancée vers le progrès, ce qui fait déjà un beau voyage – la destination viendra plus tard.

 

ENA : École admirée ou conspuée en fonction des besoins politiques, des scandales ou gloires de ses anciens élèves, de l’origine sociale de ceux qui y entrent, du conformisme de ceux qui en sortent. Bref, personne ne s’intéresse au contenu, pourtant primordial : comprendre le bazar administratif français. C’est lui qu’on devrait supprimer.

 

Militaire : Héros sanguinaire qui passe ses nuits où il protège la population à fomenter des putschs en cirant les charentaises de ses supérieurs. Comme les eunuques de harem, il n’a ni le droit ni les moyens de jouir de ce qu’il protège. Autant le faire mourir en Afrique, ça permet de protéger « nos » intérêts sans l’avoir dans les pattes à rédiger des tribunes (voir ce mot). Qui leur a appris à lire ?

 

Terrasse : 1. Cadeau que l’exécutif daigne accorder à ses ouailles avant les élections. Permet à une foule de s’entasser en extérieur dans des horaires encadrés. Comme dans les transports, le virus qui n’a pas de passeport n’y entre pas.

2. Endroit que les ministres alcooliques souhaitent voir ouvert, considérant que la clandestinité de leurs beuveries n’était pas bonne pour les élections à venir.

 

Tribune : 1. Texte rempli de prémisses banales, adressé comme conseil par des experts compétents à la personne pouvant résoudre une problématique, mais qui a le mauvais goût d’être rendu public et d’avoir soigneusement choisi ses mots pour accentuer sa médiatisation.

2. Mise à jour de l’annuaire de la DGSI des personnes à surveiller.

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