Au quotidien n°237 : à quoi servent les chateaux ?

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n°237 : à quoi servent les chateaux ?

Le Figaro Magazine présente la renaissance du château de La Barben en Provence. Simple action d’entretien ? Au-delà, son nouveau propriétaire a une visée plus large qui n’est pas sans rappeler le Puy-du-Fou.

Ce fougueux entrepreneur de 35 ans, à la tête d’une maison de bijouterie et joaillerie (Laudate, 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, 15 salariés), s’est investi à fond dans son nouveau projet, qui mobilise près de 200 personnes sur le site de La Barben. C’est lui, par exemple, qui a imaginé chacun des spectacles qui seront proposés aux visiteurs. Vianney d’Alançon possède un savoir-faire certain en la matière ; il a déjà créé une série d’animations historiques à Saint-Vidal, une forteresse médiévale de Haute-Loire, située à quelques kilomètres du Puy-en-Velay. Un succès, avec 40 000 spectateurs par an. Sur la base de cette première réussite, une poignée d’investisseurs privés qui l’avaient accompagné à Saint-Vidal ont accepté de le suivre à nouveau dans l’aventure de La Barben : une première levée de fonds a permis à Vianney d’Alançon de récolter 30 millions d’euros. Soit de quoi réaliser les premiers travaux de sauvegarde du bâtiment, mais aussi concevoir les spectacles et mises en scène proposant aux visiteurs une ­­­im­mersion inédite dans l’histoire et la culture provençale du XIe siècle à nos jours, à laquelle l’homme de télévision Jean-Pierre Foucault a accepté de prêter sa voix. Au programme : cinq spectacles de jour immersifs, d’une trentaine de minutes chacun, mettant en scène des personnages clés de la Provence (Forbin, le chevalier de la Royale, par exemple) ou des moments historiques (La Révolte des Cascavèu) à grand renfort de ­décors, de comédiens et de prouesses technologiques ; et deux spectacles nocturnes, dont le plus important mobilise une quarantaine de comédiens professionnels autour des ­féeries des jardins de La Barben, ­attribués à Le Nôtre. « Mon ambition est de redonner aux Français les clés de leur ­histoire commune, lance Vianney d’Alançon, à quelques jours de l’inauguration du Rocher Mistral. Dans le passé, les châteaux ont eu un rôle de défense avant de devenir des lieux de villégiature… Dans la France très fracturée d’aujourd’hui, je pense que leur vocation est désormais de devenir des symboles d’espérance, des lieux de fierté et d’unité de la population, rassemblée autour du récit de son passé. »

Un discours et un projet qui ne sont pas sans rappeler l’expérience du Puy-du-Fou, lancée il y a quarante-trois ans par Philippe de Villiers.

 

 

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