Au quotidien n°288 : à Rome, la liturgie traditionnelle interdite pour le Triduum Pascal

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n°288 : à Rome, la liturgie traditionnelle interdite pour le Triduum Pascal

Sur son blog, la journaliste Jeanne Smits publie la traduction en langue française de la lettre du cardinal vicaire de Rome, Angelo De Donatis, interdisant purement et simplement la célébration du Triduum Pascal selon la liturgie de 1962. Une décision d’autant plus arbitraire et aberrante que vient de se dérouler à Rome le pèlerinage « Summorum Pontificum » dont le point d’orgue fut la célébration de la messe traditionnelle à Saint-Pierre. La question se pose donc : qui a intérêt à souffler le chaud et le froid, au détriment du bien des âmes ? Et qui a intérêt à raviver la guerre liturgique ?

La lettre émane d’un cardinal, et du cardinal vicaire du diocèse de Rome, c’est dire sa proximité avec le pape François au nom duquel il prend ces décisions violentes : Angelo De Donatis vient de rendre publiques les dispositions locales (à Rome, ndlr) pour la mise en œuvre de Traditionis custodes, où il interdit purement et simplement la célébration du Triduum pascal selon le missel de 1962. Il proscrit également la célébration des autres sacrements – et donc le baptême, la confirmation… – selon la liturgie traditionnelle de l’Eglise, alors même qu’ils ne sont pas visés par le Motu proprio cyniquement nommé Traditionis custodes.

(…) les apostolats de la Fraternité Saint-Pierre (la Trinité des Pèlerins) et de l’Institut du Christ Roi (saints Celse et Julien) sont directement visés par ces cruelles dispositions qui privent les fidèles de Rome des offices traditionnels du Jeudi, Vendredi et Samedi Saints, et même du Dimanche de Pâques, dans tous les lieux où le rite traditionnel est autorisé.

Pour le reste de l’année, les exigences du cardinal de Donatis sont précises et nombreuses : aucun prêtre n’est autorisé à célébrer selon le rite traditionnel sans l’autorisation préalable de l’évêque diocésain. A Rome, cela veut dire, in fine, le pape lui-même. Qui porte donc la responsabilité ultime de ce tour de vis.

 

 

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