Saint Joseph, réconfort et guide pour tout chrétien

Rédigé par un moine de Triors le dans Religion

Saint Joseph, réconfort et guide pour tout chrétien
Plein de foi en Dieu, saint Joseph crut toujours en sa Providence.

Après les catéchèses sur l’Épître aux Galates, le Pape se tourne avec l’audience générale du 17 novembre dernier vers saint Joseph proclamé patron de l’Église universelle par PieIX en 1870.

Le Pape a voulu commémorer le 150ème anniversaire de cet événement en dédiant à ce saint une année spéciale. Dans son exhortation apostolique Patris corde, il a rassemblé quelques réflexions sur sa figure qu’il entend développer au cours des audiences qu’il consacrera à l’époux virginal de Marie. La crise qui sévissait au moment du premier concile du Vatican, de la prise de Rome par Garibaldi au triomphe des libéraux et des révolutionnaires, s’est accrue au cours du XXe siècle, pour atteindre son paroxysme de nos jours. La crise mondiale sous toutes ses composantes, y compris celle de la pandémie, nous oblige à nous tourner vers saint Joseph en qui nous trouverons un soutien, un réconfort et surtout un guide qui avec Marie son épouse nous conduira vers le port du salut, en évitant tous les Hérode contemporains.

 Le Pape commence cette série de catéchèses en nous le présentant dans le milieu dans lequel il a vécu pour nous inviter à trouver un père qui nous aidera à trouver Jésus dans toutes les périphéries. Joseph était annoncé déjà dans l’Ancien Testament par la figure du Fils de Jacob. C’est à lui essentiellement que l’on pense quand on pense aux personnages qui ont préfiguré Joseph, même si ce nom concerne plus de dix personnages bibliques. L’histoire de Joseph, qui clôt le Livre de la Genèse, entend démontrer comment Dieu utilise même les faiblesses et les fautes humaines, pour accomplir sa volonté. Derrière la vie d’un homme, l’enfant chéri de Jacob et le type du juste, et le drame de la disparition vécu par son père, l’auteur sacré narre le destin d’une nation qui se crée, une nation privilégiée, puisqu’elle deviendra le peuple de Dieu. Dieu seul gouverne l’histoire et sa Providence s’étend jusqu’aux périphéries.

Joseph en hébreu est déjà chargé d’une haute signification, puisqu’il signifie : « que Dieu augmente », fasse grandir. Cette bénédiction se fonde sur la foi et la confiance en la Providence divine, que Jésus reprendra d’une façon imagée en disant que pas un des cheveux de notre tête ne tombera sans la permission de notre Père céleste. Joseph de Nazareth fut fidèle au sens de son nom. Plein de foi en Dieu, il crut toujours en sa Providence, certain que Dieu poursuivrait son dessein de salut. Cette confiance de Joseph est également marquée par les lieux géographiques de sa vie qui jouent un rôle fondamental pour la compréhension de sa figure : Bethléem, la « maison du pain », appelée aussi Ephrata en raison de la tribu installée sur ce territoire et qui renvoie directement à la prophétie de Michée. En arabe, le même terme signifie « maison de la viande ». On voit là une allusion à l’Eucharistie dans ses deux dimensions de sacrement et de sacrifice. Il y a aussi Nazareth de laquelle rien de bon ne pouvait sortir, aux dires des gens. Le choix de ces deux bourgades montre que la périphérie et la marginalité sont toujours privilégiées de Dieu. Jésus n’est pas né à Jérusalem au milieu de la cour royale. Il est né à Bethléem. Ne pas prendre au sérieux la périphérie revient à ne pas prendre au sérieux l’Évangile et l’œuvre de Dieu qui continue à se manifester dans les périphéries géographiques et existentielles. Cela doit nous donner confiance : Jésus et Marie connaissent les périphéries de notre cœur, de notre âme, de notre famille, de notre société. Ils vont à la recherche de tous ceux qui n’ont pas fait le mal mais le subissent, depuis les malades jusqu’aux affamés, en un mot tous les pauvres en esprit.

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