Le Christ-Roi : Jésus est Roi et Seigneur

Rédigé par un moine de Triors le dans Religion

Le Christ-Roi : Jésus est Roi et Seigneur

La fête du Christ Roi instituée en 1925 par l’encyclique Quas primas de Pie XI, est célébrée chaque année depuis 1970, le dernier dimanche de l’année liturgique. Plusieurs fêtes liturgiques du Christ vénéraient déjà les mystères de ses prérogatives royales : l’Épiphanie, où il reçoit l’hommage des Mages symbolisant les puissances de la terre ; Pâques, où il triomphe de la mort et du démon ; l’Ascension, où il prend définitivement place à la droite de son Père. Cette solennité du Christ Roi est destinée à honorer tous les aspects de la royauté du Christ, en terminant le cycle liturgique. Ainsi, les mystères de la vie du Christ. commémorés durant l’année, reçoivent de cette solennité comme leur achèvement et leur couronnement, et, avant de célébrer la nouvelle année avec le premier dimanche de l’Avent, l’Église proclame hautement la gloire de Celui qui triomphe en tous ses saints, anges et hommes. Dans l’encyclique Quas primas, Pie XI en donne les raisons doctrinales. Annoncé et attendu comme roi, le Christ n’a pas décliné ce titre. Tout au cours de sa vie, il en a même affirmé et exercé les prérogatives, mais il ne l’a pas accepté tel que ses partisans étaient prêts à le lui reconnaître ou à le proclamer. Sa royauté n’est pas de ce monde, elle est surtout spirituelle.

Des lectures de la messe de ce 21 novembre 2021, le Pape tire et commente deux images. La première est la vision du Fils de l’homme selon le chapitre 7 du livre de Daniel, reprise dans la vision inaugurale de l’Apocalypse. Le Fils de l’homme vient sur les nuées, signe de sa divinité. Lorsque, devant le Sanhédrin, Jésus expliquera cette vision en se l’attribuant, le Grand-Prêtre déchirera ses vêtements et criera au blasphème. Cette vision du Christ en gloire qui reviendra à la fin des temps pour le jugement dernier nous fait prendre conscience à tous que le dernier mot de notre existence reviendra à Jésus, même s’il respectera toujours notre liberté capable hélas de refuser l’Amour. Au passage, disons que l’enfer en raison de la liberté de l’homme, est dans la logique de l’Amour. Car si Dieu miséricordieux, sa miséricorde est infiniment juste, de même que sa justice est infiniment miséricordieuse. Tout passe y compris la figure de ce monde. Jésus, lui, demeure notre inaltérable, inébranlable et éternelle confiance. Il est Seigneur, Kurios, terme grec que la Septante a choisi pour traduire le tétragramme. Cette confiance en Jésus miséricordieux qui illumine même nos ténèbres doit nous remplir d’espérance. À l’inverse, ceux qui ne connaissent pas Jésus tombent inexorablement dans le désespoir. D’où l’urgence de témoigner à la face du monde que Jésus est Roi et Seigneur.

Le Pape remarque aussi que Dieu vient dans la nuit. Nous devons donc toujours avoir un regard lumineux, même dans la nuit. Jésus est le Fils de l’homme, mais il est aussi roi comme il l’a affirmé devant Pilate. Sa royauté n’est pas de ce monde, mais pourtant il doit régner dans ce monde. C’est toute la doctrine sociale de la royauté du Christ que l’on doit défendre, même si elle n’est guère au goût du jour. Jésus attire parce qu’il est roi, mais surtout parce qu’il nous accorde la vraie liberté. Que Marie nous fasse comprendre l’enjeu d’ouvrir les portes au Christ. Jean-Paul II l’avait souligné dès le début de son pontificat : « Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! »

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