Au quotidien n°302 : 343 femmes pour la vie

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n°302 : 343 femmes pour la vie

Dans France Soir, 343 femmes, en référence évidente au manifeste des 343 qui s’étaient déclarées favorables à l’avortement avant sa dépénalisation, ont signé un texte pro-vie demandant que le projet de loi sur l’allongement des délais permettant de recourir à l’avortement soit retiré.

 

232 200 avortements par an. Soit 19 350 par mois. 636 par jour. 232 200 vies supprimées, autant d’hommes et de femmes accablés. Telles sont les réalités que ces chiffres dévoilent. Rassurons tout de suite Madame la député Gaillot, l’avortement n’est pas en voie d’extinction mais d’expansion – ce qui nous, femmes, nous inquiète. Tant de proches, d’amies, de collègues, nous ont appelées pour partager leur détresse, pour des conseils, du soutien ; tant de femmes nous ont dit qu’elles n’avaient plus le choix. Elles ont avorté non par liberté, mais par contrainte, parce que leur travail ne leur permettait pas de s’occuper d’un enfant, par peur de mal le recevoir, par difficulté financière, parce que leur conjoint les y obligeait, parce que leur famille les jugeait, parce que le Planning disait que cet acte n’aurait pas d’impact sur le restant de leur vie.

On nous a dit que l’avortement serait oublié, mais il nous hante désormais. On nous disait que c’était notre liberté, mais beaucoup ont été contraintes. On nous disait qu’il était médical, pour notre bien et notre santé, mais certaines ont failli succomber. On nous disait que le fœtus ne ressentait rien, mais nous l’avons vu se débattre contre la canule du médecin. On nous disait que notre avenir allait être compliqué par cet enfant, mais nous sommes désormais meurtries par son absence.

Pour tout cela, l’avortement n’est pas un choix. Il est une tolérance, inscrite dans la législation française, que l’on nous présente comme un droit, réclamé et obtenu par le mouvement de libération de la femme, des engagements politiques, médiatiques et sociaux de figures féminines convaincantes. Mais de ce pseudo-droit, la grande majorité des femmes ignore les conséquences fréquentes : un enfant non né dont le reflet peut nous hanter, une vie tourmentée, un corps abîmé qui souffre, des problèmes de fertilité qui surgissent. Notre corps de femme peut devenir un lieu de tourment et porter la cicatrice d’une vie perdue.

(…)

Il est grand temps de mettre fin à cette spirale infernale. Nous, femmes, devons nous opposer à cette manipulation de nos corps.

  • Nous demandons que la proposition de loi visant à l’allongement des délais de l’avortement soit retirée.
  • Nous réclamons la mise en place de politiques de santé publique qui prennent en charge la détresse économique et morale des femmes confrontées à la question de l’avortement.
  • Nous voulons que le gouvernement laisse libre les associations qui se consacrent à l'écoute des mères hésitantes.

 

 

 

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