Au quotidien n° 321 : l’aéronautique française se porte mieux

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n° 321 : l’aéronautique française se porte mieux

Alors que Airbus se restructure et affiche un carnet de commandes pour les dix ans à venir, Presse Océan (18 janvier 2022) publie une double page consacrée à ce renouveau de l’industrie française.

 

À part un nouveau badge, ça ne change pas grand-chose.  Depuis le 1er janvier, pourtant, les quelque 6 500 salariés des sites Airbus de Nantes et Montoir-de-Bretagne comme de l’usine Stelia Aerospace de Saint-Nazaire sont regroupés sous la même bannière : Airbus Atlantic.

Filiale à 100 % de l’avionneur européen, cette entité spécialisée dans les aérostructures réunit sept sites et 13 000 salariés dans le monde, dont 9 000 en France.  La volonté de la direction est de repositionner les aérostructures au cœur du schéma industriel du groupe. Pour nous, c’est plutôt rassurant , analyse le Nantais Xavier Dahéron, délégué syndical central pour la CFE-CGC, majoritaire chez les « cols blancs ».

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Cédric Gautier, le nouveau patron d’Airbus Atlantic, a annoncé sa volonté d’investir un milliard d’euros dans son outil industriel sur 4 ans. Les trois usines de Loire-Atlantique vont en profiter pour se moderniser.

Chaque site va garder ses spécialités : les pièces de structures (caissons centraux de voilure, radômes, entrées d’air de réacteurs…) à Nantes, l’assemblage des pointes avant et des fuselages à Montoir, les pièces élémentaires (panneaux de fuselage, profilés, tuyauteries…) à Saint-Nazaire.

Airbus Atlantic a aussi prévu 700 à 800 recrutements en 2022, sur l’ensemble de ses sites. Une très bonne nouvelle, là aussi, après une année 2020 marquée par un plan social qui prévoyait plus de mille suppressions de postes dans les usines de Nantes et Saint-Nazaire. Un PSE finalement ramené à un peu plus de 260 départs volontaires grâce à la mise en place d’un accord d’activité partielle longue durée (APLD) arraché par les syndicats en fin d’année.

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En 2021, Airbus a livré 611 avions, soit 45 de plus qu’en 2020. Dont 483 exemplaires de son bestseller, l’A320, et le dernier A380, son géant des airs, dont la production a pris fin. Parallèlement, Airbus a doublé ses prises de commandes brutes par rapport à 2020 avec 771nouvelles ventes (507 nettes) dans tous les segments de marché. À elle seule, la famille de l’A320neo, plus silencieux et moins gourmand en carburant, a remporté 661 nouvelles commandes brutes. Dans le segment des gros-porteurs, Airbus a remporté 46 commandes, dont 30 A330 et seizeA350. Fin 2021, le carnet de commandes s’élevait à 7 082 appareils. Soit plus de dix ans de production assurée pour les usines du groupe.

 

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