Au quotidien n°334 : l’euthanasie menace la vie en Italie aussi

Rédigé par la rédaction le dans Politique/Société

Au quotidien n°334 : l’euthanasie menace la vie en Italie aussi
Filippo Boscia, président de l’Association des Médecins catholiques italiens (AMCI)

L’association des médecins catholiques italiens vient de publier un manifeste pour dénoncer les avancées en matière d’euthanasie, comme le rapporte le quotidien Présent (2 février 2022).

Alors que le parlement italien examine un projet de loi qui, s’il était adopté, légaliserait l’euthanasie, l’Association des Médecins catholiques italiens (AMCI) a publié le 18 janvier un manifeste intitulé : « Le médecin est pour la vie. Non à l’inhumain raisonnable par pitié. » Dans ce manifeste, les médecins s’inquiètent de la distinction qui commence à être faite « entre ?vie” et ?non vie”, entre ?digne” et ?indigne”, entre ?mourir dans la dignité” et ?mourir sans dignité”, étiquetant ainsi de nombreuses conditions de vie fragile par des jugements subjectifs et arbitraires ».

« Nous reconnaissons que la demande de suicide assisté ou d’euthanasie découle souvent d’un refus de continuer à vivre dans des conditions de précarité et de grande souffrance, mais nous devons faire très attention à ne pas accepter facilement l’inhumain par pitié, l’inhumain raisonnable par compassion », appellent les membres de l’AMCI dans ce manifeste signé par le président de l’association, le professeur Filippo Boscia.

(…)

« Dans le processus de mort, l’action du médecin doit être une action d’accompagnement, d’empathie, de proximité humaine et d’engagement professionnel, en renonçant évidemment toujours aux thérapies disproportionnées ou extraordinaires, inutiles, futiles et lourdes », mais le suicide assisté et l’euthanasie ne peuvent pas et ne doivent pas faire partie de la pratique du médecin, car il y a « incompatibilité absolue entre l’action médicale et le meurtre ».

Et si cette loi « intrinsèquement injuste » devait être adoptée par le parlement, « le médecin aura toujours le devoir d’obéir à sa conscience professionnelle », conclut le manifeste. •

 

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