La bataille de Waterloo ou la chute de l’Aigle

Rédigé par Nicolas Noël le dans Culture

La bataille de Waterloo ou la chute de l’Aigle

On a célébré en juin dernier l’emblématique bataille de Waterloo. Elle avait déjà inspiré nombre de peintres et d’écrivains. Marquant la fin de l’épopée napoléonienne, elle suscita en 1970 le grand film Waterloo, gigantesque reconstitution historique servie par une pléiade d’acteurs prestigieux et tournée par le grand réalisateur russe Sergueï Bondartchouk.

 «Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine !

Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,

dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,

la pâle mort mêlait les sombres bataillons ».

Quand on pense que Victor Hugo passa plusieurs jours sur le champ de bataille alors qu’il écrivait Les Misérables, on peut se demander comment il a pu pondre un quatrain qui réussit la performance d’être superbe à l’oreille, grotesque dans les termes et complètement faux dans la description.

Je n’insisterai pas sur l’image douteuse d’une onde qui se met à bouillir dans une urne remplie à ras bord, pour préciser que Waterloo est tout sauf un cirque.

Après avoir repris nos esprits, nous allons évoquer la dernière bataille de Napoléon au travers du plus grand film qui ait été consacré aux guerres de l’Empire : Waterloo, tourné en 1970 par Sergueï Bondartchouk.

Né en 1920, mort en 1994, Bondartchouk fut un grand réalisateur du cinéma soviétique. C’est ainsi que dans les années soixante, il s’attaqua au monstre sacré du roman russe : Guerre et Paix. Il en tira un film d’une beauté formelle... Ce billet a été publié dans L'Homme Nouveau, je commande le numéro

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