La Réforme protestante est une rupture : entretien avec Miguel Ayuso

Rédigé par Philippe Maxence le dans Société

La Réforme protestante est une rupture : entretien avec Miguel Ayuso

Ce 31 octobre commencera l’année consacrée au 500e anniversaire de la Réforme protestante. Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther afficha, en effet, ses 95 thèses sur la porte de l’église du château de Wittemberg, en Allemagne. Aujourd’hui, comme l’écrit La Croix, Luther serait considéré chez les catholiques « non seulement comme un réformateur audacieux mais aussi comme un guide spirituel. » C’est un peu vite oublier les conséquences de la Réforme, beaucoup plus profondes qu’on ne l’imagine habituellement. Nous avons abordé cette question avec Miguel Ayuso, président de l’Union internationale des juristes catholiques, professeur de science politique et de droit constitutionnel à l’Université pontificale de Comillas (Madrid), qui a conduit des travaux sur cette question. Nous le remercions vivement de nous avoir accordé cet entretien.

 

Dans un très important article publié en France par la revue Catholica, vous vous attachez à expliquer, selon le titre de votre étude, « L’origine protestante de la politique et du droit moderne ». Est-ce simplement une extension au domaine politique et juridique du livre de Max Weber sur les origines protestantes du capitalisme ou y a-t-il réellement une spécificité protestante au regard de la politique et du droit ?

Permettez-moi, pour commencer, de préciser que cette &e...

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1 commentaire

Par BMN, le

la modernité ne s'origine-t-elle pas en réalité à la fois chronologiquement, philosophiquement et axiologiquement chez G. Occam (nominalisme), les protestantismes et l'existentialisme en étant des dérivés ultérieurs essentiels ?