Planning Familial : ils ne sont jamais contents !

Rédigé par Adélaïde Pouchol le dans Politique/Société

Planning Familial : ils ne sont jamais contents !

Depuis le 31 mars dernier – la délicatesse du gouvernement voulant que la chose soit officialisée le jour même de Pâques –, la contraception des mineures de 15 à 18 ans, jusqu'alors remboursée à 65%, est désormais intégralement prise en charge par la Sécurité sociale. Plus exactement, sont gratuits les pilules de première et deuxième générations, le stérilet et l'implant contraceptif. Depuis cette même date, l'avortement est gratuit pour toutes les femmes, toutes tranches d'âge confondues alors qu'il était auparavant gratuit uniquement pour les mineures et pris en charge à 70%, voire 80%, pour les femmes majeures. 13,5 millions d'euros. C'est le budget alloué à cette nouvelle mesure de promotion de la « santé sexuelle ». Une coquette somme prélevée dans nos poches pour financer la culture de mort.

La colère contre le gouvernement est depuis peu le sport national des Français, c'est depuis longtemps le passe-temps préféré des féministes, Planning Familial en tête. C'est pourquoi ladite association s'était fendue d'une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé, lorsque celle-ci avait annoncé la gratuité de l'IVG et de la contraception le 23 octobre dernier. Le ton n'a pas changé et les invectives contre la politique du gouvernement en matière de santé sexuelle se multiplient depuis le 31 mars. Et pas seulement dans les rangs pro-vie. 

 

Car voyez-vous, la contraception et l’avortement gratuits, ce n’est pas assez. C’est encore une promesse de Gascon du Président, lequel promettait durant sa campagne non seulement la gratuité mais aussi l’anonymat. Et, justement, vocifère le Planning Familial, pour bénéficier de la gratuité, les mineures devront obtenir une ordonnance chez un médecin et présenter à la pharmacie la carte Vitale de leurs parents ou une attestation d’affiliation à un régime de Sécurité sociale, à moins de se rendre dans un centre de Planning Familial où la contraception est depuis bien longtemps distribuée gratuitement et anonymement. Mais ladite association, pourtant gavée de subventions, se plaint encore de manquer de centres de planification dans certaines régions du pays. Et puis, pensez-vous, devoir passer chez le médecin est une atteinte à la confidentialité. La faute aux médecins de famille qui rapportent tout aux parents…

« La contraception gratuite et confidentielle pour toutes les mineures, en centre de planification, c’est un droit déjà inscrit dans la loi depuis 1974 et sans limite d’âge », explique la fameuse lettre ouverte, rédigée par Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning Familial. La mesure voulue par Hollande ne serait donc pas une nouveauté…

Il y a pourtant une différence entre un droit et son application sur le plan économique. À l’abjection morale de la culture de mort s’ajoute le mensonge de la gratuité. Car un préservatif ou un stérilet ont un prix. L’avortement aussi, à raison de 200 à 400 euros selon la méthode. Ce prix, c’est le contribuable, une fois de plus, qui le paye. Et tant pis pour sa conscience.

Fort heureusement, Pierre Bergé, président de Sidaction, a proposé ce 4 avril la mise en place de distributeurs de préservatifs gratuits dans les lycées et les collèges. Adieu médecin traitant, adieu infirmière scolaire, adieu parents, aujourd’hui, c’est préservatifs pour tous, surtout pour le gamin de 11 ans, tout juste entré en sixième.

Mais Monsieur Bergé est sans doute encore un peu frileux. Si la majorité sexuelle n’a pas de sens et que l’on met à disposition d’enfants, même pas encore pubères pour certains, des préservatifs, on se doute que ce n’est pas pour qu’ils fassent des bombes à eau mais pour qu’ils jouissent eux aussi du droit à avoir une sexualité épanouie. Alors pourquoi pas les enfants de primaire? Et de maternelle, tant que nous y sommes !

 

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1 commentaire

Par Beatrice, le

Cette histoire de carte vitale des parents à présenter est bizarre, sachant que tout enfant reçoit la sienne propre à l'age de seize ans (même si elle est bien évidemment rattachée au numero de sécu de ses parents). Donc normalement, une fille de seize ans peut parfaitement avoir l'anonymat.