UADF 6 18 mai 2013

Catégorie : Société
Posté par : La rédaction le 28-02-2012

 

 

 

 

 

 

On peut lire sur le site de la Conférence des évêques de France cette longue analyse et cette réflexion qui s’attaque à bras-le-corps au fait que nous sommes confrontés aujourd’hui à un « processus graduel d’abandon de toute prétention à l’universel » qui débouche sur « une déception acceptée » que le cardinal Scola nomme une « résignation béate » où « l’homme se retrouve face à lui-même, incapable de chercher le sens humain de son expérience personnelle (ou, tout simplement, fatigué), et paradoxalement heureux qu’il en soit ainsi et donc prêt à subir, sans s’en apercevoir, de nouveaux despotismes technocratiques sournois. La résignation consentie endort le désir d’édifier le bien commun, et laisse ainsi les personnes en proie à des logiques qui n’obéissent plus nécessairement à des fins humaines. »

Cette tragédie contemporaine explique profondément la crise économique que nous traversons. Celle-ci n’est pas le simple effet d’un dysfonctionnement du système, qu’il suffirait dès lors de remettre sur le droit chemin de la technicité et de « moraliser » pour mieux lui éviter de dérailler dans l’avenir. Sur cette crise globale de l’économie et des finances, le cardinal Scola fait exactement ressortir le fait que tout repose sur une pathologie qui s’appuie elle-même sur une mauvaise conception de l’homme et de la société : « Comment ne pas voir qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème technique, d’un simple dysfonctionnement du système, mais d’une pathologie bien plus profonde, qui entraîne toute une façon de prendre l’homme en considération ? Comment ne pas voir que si l’on n’agit pas à ce niveau anthropologique et éthique, aucune mesure, aucune garantie du marché ne pourra surmonter la crise ? ».

De fait, il rejoint là l’invitation de Benoît XVI à substituer à l’économie marchande et libérale, une économie du don telle qu’elle s’exprime dans l’encylique Caritas in Veritate.  

 

 

 

 

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