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Posté par : La rédaction le 14-05-2010

Récemment paru aux éditions de l'Homme Nouveau, En route vers l'infini est le dernier livre de Judith Cabaud, collaboratrice régulière du journal. Pendant plusieurs mois, elle a sondé l'âme des grands musiciens pour tenter de cerner les rapports qu'entretiennent la musique et la foi. 

La musique possède-t-elle une valeur spirituelle ? Est-elle capable de faire remonter nos âmes vers Dieu par le moyen de la beauté ?

Musicienne et catholique, Judith Cabaud veut nous en convaincre. Et elle y réussit par les brèves et profondes études qu'elle consacre à de grands noms de la musique européenne, de l'Oural au Nouveau Monde.

Ce n'est pas une histoire de la musique, mais un « bouquet spirituel » que nous offre Judith Cabaud, avec l'effluve singulier dont chaque musicien, dans sa quête vers Dieu, laisse la trace pour la respiration de nos âmes. Meilleure éducation pour l'âme selon Platon, moyen de purifier les passions humaines pour Aristote, la musique manifeste, à sa manière, une présence de Dieu dans nos vies en nous offrant comme un avant-goût de Paradis.

 

Rappelons au passage qui est Judith Cabaud.

Femme de lettre et musicologue française, Judith Cabaud est née à New York en 1941 au sein une famille israélite américaine d'origine polonaise et russe. Après des études de sciences de l'Université de New York, elle se rend à Paris et obtient son diplôme de civilisation française en 1960 à la Sorbonne, et se convertit au catholicisme.

Auteur notamment de Mathilde Wesendonck ou Le rêve d'Isolde (Actes Sud), sur une des inspiratrices de Wagner, elle est critique musicale au festival de Bayreuth depuis 1994. Elle vit aujourd'hui en France (www.judithcabaud. com).


Disponible dans notre boutique :
En route vers l'infini, musique et foi

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Catégorie : Lecture
Posté par : La rédaction le 05-04-2010

 

Le 29 mars dernier, Philippe Maxence, rédacteur en chef de l'Homme Nouveau, s'entretenait sur les ondes de Radio Courtoisie avec Gérard Joulié traducteur de Utopie des usuriers et de Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste, deux inédits de Chesterton publiés aux éditions de l'Homme Nouveau. Il évoquait aussi avec Lucien d'Azay les nouvelles traductions d'Orthodoxie et d'Hérétiques de Chesterton, parues aux éditions Climats.

Vous pouvez écouter cette émission en allant sur ce lien pour la télécharger.



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Catégorie : Lecture
Posté par : Philippe Maxence le 12-03-2010

Les éditions de l'Homme Nouveau sont heureuses de vous annoncer la parution d'un nouveau livre : Utopie des usuriers. Signé G.K. Chesterton, cet ouvrage est un inédit en France et connaît aujourd'hui sa première traduction, que l'on doit à Gérard Joulié.

Utopie des usuriers est un livre à part dans l'œuvre immense du célèbre écrivain anglais, converti au catholicisme, maître du paradoxe, joyeux troubadour et pourfendeur des idées faciles. Dans Utopie des usuriers, Chesterton est en colère. Face à une société aux mains des puissances de l'argent, l'écrivain, habituellement si débonnaire, ne cache pas son écœurement et dissèque quelques aspects d'un système qui peu à peu donne tous les droits à l'argent au détriment des anciennes valeurs morales. À son habitude, il ne suit pas une démonstration rigoureuse et conserve son humour pour pourfendre les fauteurs de scandales, les puissants du moment.

Livre de colère, essai d'hier pour aujourd'hui, Utopie des usuriers nous apprend qu'il y a un moment où le silence se fait complice et qu'il faut se réveiller au moins pour respecter son propre honneur. On trouvera aussi dans ce livre 18 autres essais à travers lesquels Chesterton aborde la question irlandaise, l'industrialisme prussien, la Révolution française, le mauvais journalisme ou la situation sociale de son temps.

Lors de sa publication en 1917, l'ouvrage ne fut pas publié en Angleterre, en raison de sa virulence, mais directement à New York. Il paraît pour la première fois en France. Si vous osez l'acheter, Utopie des usuriers n'a pas fini de vous surprendre.

Né en Grande-Bretagne en 1874, mort en 1936, G.K. Chesterton a bâti une œuvre immense (essais, poésie, biographies, romans, dessins). Il est reconnu comme l'un des « monstres » de la littérature anglaise du XXe siècle. On le redécouvre en France aujourd'hui après la parution de l'intégrale de ses romans policiers (Father Brown) et de l'édition de ses deux grands essais : Hérétiques et Orthodoxie (Climats).

De G.K. Chesterton, les éditions de l'Homme Nouveau ont déjà édité : Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (2e édition), toujours disponible.



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Posté par : Denis Sureau le 30-11-2009

Le livre de Dominique Venner, Ernst Jünger. Un autre destin européen (Ed. du Rocher, 236 p., 18 €) a reçu un bon accueil, y compris - ce qui est curieux - dans la presse chrétienne.

Le 17 février 1998, Ernst Jünger est mort à l'age de 103 ans. Certains s'étonnèrent de ses funérailles catholiques. Dans son essai très personnel sur le grand écrivain allemand, Dominique Venner explique qu'il avait simplement voulu se conformer au rite des gens de son village souabe. Il passe sous silence un fait révélé après sa mort : le 26 septembre 1996, en pleine possession de ses facultés, Jünger s'était converti au catholicisme, ce qui était « l'aboutissement d'un long processus de maturation spirituelle », comme l'a expliqué son curé.

L'antichristianisme de Dominique Venner l'empêche de comprendre la totalité de cette évolution. C'est visiblement gêné qu'il évoque l'intérêt de Jünger pour Léon Bloy (« un esprit passablement dérangé », selon Venner), sa découverte de la Bible pendant la Seconde guerre mondiale et l'appel à l'Eglise comme recours indispensable face au nihilisme. C'est pourquoi Venner s'intéresse surtout, et présente avec un talent certain, les livres de jeunesse (d'Orages d'acier au Travailleur) et le Jünger national-révolutionnaire des années 20, expédiant les oeuvres de maturité qui commencent par Sur les falaises de marbre (1939) – dénonciation allégorique du totalitarisme et l'un des plus beaux romans jamais écrits. Les années 1945-1998 n'occupent qu'une vingtaine de pages, parfois méprisantes vis-à-vis du « retournement pacifiste et plus ou moins chrétien de l'ancien Jünger nietzschéen ». La biographie de Jünger reste à écrire, même si la lecture de l'essai de Dominique Venner ne manque pas d'intérêt.

 


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Posté par : Philippe Maxence le 24-07-2009

 

 

 

 

Nous avions eu dans la même semaine deux articles parus dans Valeurs actuelles et Libération sur le Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste de Chesterton, édition par nos éditions. Nous venons cette semaine d’avoir un autre doublé avec un article dans Minute et un autre dans Le Nouvel Observateur.

Dans Minute, Joël Prieur s’attache principalement à la vision de l’homme et de la société qui sert d’appui à l’approche si particulière de Chesterton pour les questions politiques et économiques.

« La force de ce livre, écrit Joël Prieur, c’est, au hasard d’une de ces digressions fulgurantes dont Chesterton a le secret, de  nous expliquer le cadre anthropologique d’une telle réforme.L’auteur de ce Manifeste vibrant s’est trouvé lui-même son saint patron et c’est… à Virgile qu’il nous fait remonter. « Heureux celui qui est capable de connaître les raisons des choses. » Virgile, par ce mot célèbre, ne caractérise pas le philosophe, à qui échappe toujours plus ou moins la matière de ce dont il parle. C’est l’apiculteur que le poète nous donne en modèle ; il connaît tout le processus à travers lequel les abeilles produisent leur miel pour la plus grande joie des hommes. « C’est au cours de ces tranquilles, champêtres et bucoliques réflexions que Virgile célèbre tout à coup le bonheur de celui que ni les rois ni les peuples ne peuvent intimider et qui, connaissant la racine et la raison de toutes choses, peut même entendre sous ses pieds sans se troubler le mugissement du fleuve qui traverse le Tartare. » Puissance de l’apiculteur. Faibles se de l’ouvrier, qui n’est pas maître de son propre travail et au - quel échappent la plupart des raisons et des causes. Sa vie morcelé d’instrument au service du capital n’est pas une vie. L’homme, lorsqu’il se sépare de sa nature de connaisseur des causes pour accomplir à un rythme ultrarapide des tâches segmentées, toujours les mêmes, de vient une sorte d’embryon d’humanité. Ce malaise métaphysique dans la civilisation, on ne le supprimera pas par la révolte des em bryons (appelée lutte des classes), mais en réconciliant l’homme avec lui-même, par un patient travail de réhumanisation : « Nous avons be soin d’un cercle social où les choses re viennent constamment à ceux qui les ont fait croître et qui nous les envoie, ainsi que des gens qui savent le commencement, le déroulement et la fin de notre petite vie. »

 

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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Posté par : le 04-03-2009

Le dernier né des éditions de L'Homme Nouveau vient d'arriver. Inédit en langue française,  Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste (titre d'origine : Outline of sanity) de G.K. Chesterton est l’un de ses principaux ouvrages de réflexions politiques. Dans ce recueil d’essais de 1926, le grand écrivain britannique, que la France redécouvre actuellement, s’emploie à dessiner sans dogmatisme les principes qui pourraient guider une société vraiment humaine entre les écueils du totalitarisme collectiviste et du chaos d’un capitalisme « bling bling » qui ne profite qu’à des privilégiés.
Ce n’est pas une mince surprise de constater qu’en usant des mots qui sont les siens, Chesterton avait déjà pensé la crise de l’environnement, la faillite des banques, la perversité du système de la grande distribution, la destruction de l’agriculture ! Avec la philosophie de la gratitude qui le caractérise tant, émaillant ses propos d’un feu d’artifice de paradoxes révélant la complexité des choses, Chesterton propose la large distribution de la propriété comme facteur de justice sociale et de développement économique maîtrisé.

 

Pour l'instant uniquement disponible auprès des éditions de l'Homme Nouveau, en vente en ligne (ICI) ou par correspondance (10, rue Rosenwald, 75015 Paris), ce nouveau livre bénéficie d'une présentation simultanée sur le blog de L'Homme Nouveau, le blog Un nommé Chesterton (Les amis de G.K. Chesterton) et le blog Caelum et Terra.

 


 


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Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

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Posté par : La rédaction le 28-10-2008

Un livre-évènement vient de paraître aux éditions de L'Homme Nouveau : L'Affaire Jane Roe, histoire d'une manipulation (368 pages, 24 €).

 

Comment la femme qui fut l'emblème de l'avortement aux États-Unis y est-elle devenue la plus célèbre icône du combat pour la vie ?
À 21 ans, enceinte pour la troisième fois, Norma McCorvey, pauvre et paumée, devient le prétexte, sous le pseudonyme de Jane Roe, de l'arrêt Roe contre Wade de la Cour suprême qui légalise l'avortement en 1973.
Convertie au christianisme, Norma McCorvey nous livre le récit passionnant, poignant, mais aussi réconfortant de son parcours. Par-delà l'histoire d'une froide manipulation, ce témoignage exceptionnel retrace l'aventure spirituelle d'une femme qui, après avoir connu le mensonge, découvre l'amour de Dieu et de son Évangile de vie.
Un livre-événement dont on ne ressort pas indemne mais qui ouvre aussi toutes grandes les portes de l'espérance.

 

Un livre bientôt présent en librairie et déjà disponible sur notre page boutique.


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L'Affaire Jane Roe, histoire d'une manipulation

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Posté par : Philippe Maxence le 27-08-2008

La mort d'Alexandre Soljénitsyne a surpris l'Occident en pleine période de vacances. Les yeux fixés sur leurs loisirs, les Occidentaux ont entendu à nouveau la presse évoquer la souffrance du Goulag, les millions de morts et la tragédie de l'extermination organisée. Dur retour à la réalité !

À l'initiative de la revue Commentaire, les éditions Fayard viennent de publier un essai consacré à Soljénitsyne signé par l'américain Daniel J. Mahoney. Sous le nom de l'écrivain russe, il y a ce simple, mais ambitieux surtitre : « En finir avec l'idéologie ».
Je viens juste d'entreprendre la lecture de cet ouvrage, mais je voudrais déjà en parler. La raison en est simple. Il me semble que plutôt que d'explorer, pan après pan, l'œuvre immense de Soljénitsyne, Daniel J. Mahoney a choisi une voie particulièrement féconde qui est celle de saisir le dessein profond de l'écrivain. En s'attachant à la pensée politique de Soljénitsyne, l'auteur apporte des éléments de réflexions à prendre en compte face aux problèmes auxquels nous sommes nous-mêmes confrontés.
L'ouvrage s'ouvre sur une préface d'Alain Besançon. Il rappelle ce que l'on doit à Soljénitsyne dans la compréhension du communisme. Il écrit ainsi :

« Il a compris que le communisme ne reposait pas  d'abord sur la police, sur l'armée, sur une bureaucratie privilégiée, sur une caste de profiteurs, ni même sur la terreur, mais sur une chose indéfinissable, sur une formation mentale bizarre, sur une maladie de la pensée, sur une perversion linguistique. Il l'a nommée de son nom officiel, idéologie, et de son nom métaphysique, mensonge. »
Comme il se doit pour un préfacier, Alain Besançon présente l'auteur et son livre, mettant en relief ce qu'apporte Mahoney : la modération de Soljénitsyne; sa conception décentralisatrice de l'organisation de la société; son désir d'une économie de marché régulée; sa critique du progrès.

Mais  Alain Besançon prend aussi ses distances avec Soljénitsyne. Sur le plan historique, en étant plus critique que lui sur son « grand homme » politique (Stolypine). Il regrette aussi son manque d'intérêt pour les langues étrangères qui l'a empêché de lire les auteurs autres que Russes. Il constate avec regret son incompréhension du détachement de l'Ukraine et de la Biélorussie ainsi que son soutien critique à Poutine. Malgré tout, Alain Besançon termine en estimant que Soljénitsyne fut la seule grande voix qui ait appelé les Russes « au repentir, au retour à la vérité ».
De son côté, dans sa préface à l'édition française, Daniel J. Mahoney ne cache en rien la très profonde sympathie qu'il éprouve pour son sujet. Il y a même là quelque chose de touchant dans le mode d'expression, tellement américain. Il présente surtout très clairement sa thèse :
« Soljénitsyne critique en fait la modernité radicale, c'est-à-dire un “humanisme anthropocentrique” qui fait de la volonté humaine autonome le fondement même de la liberté. En même temps, la critique du rationalisme des Lumières par Soljénitsyne n'implique aucunement un refus du “monde moderne” tout court. Soljénitsyne ne rejette pas tant la modernité que son entêtement à assimiler le progrès moral au progrès technique. »

À plusieurs reprises, Mahoney insistera pour dire que sa critique du socialisme et du libéralisme ne pousse pas l'écrivain russe du côté de la Réaction. Seulement, si Mahoney prend bien soin de définir le socialisme et le libéralisme, dans le contexte de son étude, en aucun moment, au moins dans le début du livre, il n'apporte une définition précise du terme réaction qui semble n'être qu'un mot cliché.
La conséquence de la thèse défendue touche à un autre point. Pour l'auteur, l'intérêt de Soljénitsyne tient au fait que sa pensée s'inscrit dans un grand courant non seulement russe, mais aussi « qui commence avec Platon et Aristote et se poursuit avec Montesquieu, Burke et Tocqueville ».
Nous essayerons de voir plus tard de quelle manière, en suivant l'exposé très facilement lisible de Mahoney.

Alexandre Soljénitsyne, En finir avec l'idéologie
, Fayard/Commentaire, 338 pages, 20€

 

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